Chronopost, pour les particuliers : 09 69 391 391, appel non surtaxé, du lundi au vendredi de 8 h à 19 h et le samedi de 8 h à 12 h. Colissimo, via La Poste : 3631, annoncé « Service Gratuit + prix d’appel », du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h et le samedi de 8 h 30 à 13 h. DHL, lui, n’a pas de numéro unique en France : le contact dépend de la division concernée.
Pour un envoi DHL Express, les particuliers composent le 09 69 32 93 93 ; pour un colis DHL eCommerce, le site officiel passe par un formulaire après saisie du numéro de suivi.

Chronopost, Colissimo ou DHL : Quel service contacter ?
| Transporteur | Téléphone / contact | Coût annoncé | Horaires | Alternative en ligne | À préparer |
|---|---|---|---|---|---|
| Chronopost (particuliers) | 09 69 391 391 | Appel non surtaxé | Lun-ven 8 h-19 h, sam 8 h-12 h, hors jours fériés | Chatbot Léonard, suivi en ligne, Messenger, compte X du service client | Numéro de colis, adresse, nom de l’expéditeur |
| Colissimo (via La Poste) | 3631 depuis la France métropolitaine | Service Gratuit + prix d’appel | Lun-ven 8 h 30-19 h, sam 8 h 30-13 h, hors jours fériés | Formulaire en ligne 7 j/7, assistant virtuel depuis la page de suivi, bureau de poste | Numéro de suivi à 13 caractères ou numéro d’avis de passage |
| DHL | Contact déterminé selon le numéro de suivi. Pour DHL Express, particuliers : 09 69 32 93 93 | Variable selon la division | DHL Express : lun-ven 8 h-18 h, sam 8 h 30-13 h 30, hors jours fériés | Page « Service Client » de dhl.com, puis « Trouvez votre contact » | Numéro de suivi, nom de la boutique en ligne |
« Gratuit » et « non surtaxé » : la nuance qui change tout
Un numéro non surtaxé n’est pas forcément un numéro sans aucun coût. Cela signifie qu’aucun supplément n’est facturé pour le service lui-même : vous payez seulement le prix d’un appel normal, souvent inclus dans votre forfait mobile ou fixe. C’est le cas du 09 69 391 391 de Chronopost.
La Poste, elle, affiche pour le 3631 la mention exacte « Service Gratuit + prix d’appel ». Le service est gratuit, la communication ne l’est pas nécessairement : elle est décomptée selon votre offre. Dire que « le 3631 est gratuit depuis tous les téléphones » serait donc inexact.
Cette distinction n’est pas cosmétique. L’article L. 121-16 du Code de la consommation interdit qu’un numéro destiné à recueillir l’appel d’un consommateur pour obtenir la bonne exécution d’un contrat ou traiter une réclamation soit surtaxé, et la DGCCRF a déjà contrôlé les transporteurs de colis sur ce point précis. Autrement dit : si un site vous propose un 08 à 0,80 €/minute pour « joindre Chronopost », ce n’est pas le service client officiel. Un rappel utile sur la façon de repérer un numéro surtaxé avant de composer évite beaucoup de mauvaises surprises.
Chronopost : dans quels cas le 09 69 391 391 sert vraiment
Le service client particuliers de Chronopost est pertinent quand vous avez besoin d’une information opérationnelle sur un colis en cours : un suivi qui n’évolue plus, une livraison annoncée que vous n’avez pas reçue, une instruction à transmettre, une adresse à préciser.
Avant d’appeler, Chronopost oriente d’abord vers Léonard, son chatbot disponible en permanence, ainsi que vers Messenger et le compte X @ChronopostSAV. Attention à un cas particulier : les colis Shop2Shop relèvent d’un service d’aide distinct, sur le site chronoshop2shop.fr. Si vous cherchez l’ensemble des coordonnées Chronopost, adresse postale comprise, elles sont regroupées à part.
Le 3631 est-il vraiment « le numéro de Colissimo » ?
Pas exactement, et c’est important à comprendre. Le 3631 est le numéro du service clients de La Poste, pas un centre d’appels dédié uniquement à Colissimo. La page officielle qui l’affiche s’intitule d’ailleurs « Besoin d’aide pour l’envoi ou la réception d’un courrier colis ? » : elle couvre donc bien votre situation de destinataire, mais dans un dispositif plus large.
Trois alternatives officielles existent : le formulaire en ligne, accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 ; l’assistant virtuel, accessible depuis la page de suivi de votre envoi ; et le passage en bureau de poste, utile quand le colis peut être en instance. Depuis l’étranger, La Poste indique le 0 810 821 821 (0,06 €/minute + prix d’appel), en français ou en anglais. Un partenaire, Deafiline, accompagne les personnes sourdes et malentendantes. Le détail des contacts Colissimo et La Poste mérite d’être gardé sous la main avant d’appeler.
DHL : identifiez d’abord la bonne division
C’est le point qui bloque le plus de monde. Un logo DHL sur un carton ne désigne pas une seule entreprise, mais un groupe organisé en divisions. Le site français ne publie donc pas de numéro général unique : il vous demande de saisir votre numéro de suivi pour déterminer le bon interlocuteur.
- DHL Express : les envois express, souvent internationaux et urgents.
- DHL eCommerce : les livraisons de colis standard issues du commerce en ligne. C’est la division la plus fréquente pour un particulier qui a commandé sur une boutique.
- DHL Freight : le transport de marchandises par la route et le rail. Rarement concerné par un petit colis personnel.
Pour comparer les canaux, les différents contacts DHL en France sont recensés dans une fiche dédiée.
Vous attendez un colis DHL Express
Les particuliers composent le 09 69 32 93 93, annoncé comme service gratuit + prix d’appel. Deux lignes spécialisées existent par ailleurs, toutes deux non surtaxées : le Service Douane au 01 79 51 74 25 et le Service Droits et Taxes au 04 26 70 02 43. Les horaires généraux sont le lundi au vendredi de 8 h à 18 h et le samedi de 8 h 30 à 13 h 30, hors jours fériés.
Un troisième numéro circule beaucoup, le 08 25 10 00 80, facturé 0,18 € TTC la minute plus le prix d’un appel. Il est réservé aux professionnels. Si vous êtes un particulier qui réclame pour son colis, ce n’est pas votre ligne : la loi impose qu’un numéro dédié aux réclamations de consommateurs ne soit pas surtaxé.
Vous attendez un colis DHL eCommerce
C’est le cas le plus courant après un achat en ligne. DHL privilégie ici le formulaire de contact, accessible une fois le numéro de suivi saisi. Un numéro de téléphone est parfois affiché, le 01 80 14 63 32, joignable du lundi au vendredi de 8 h à 18 h : vérifiez-le sur la page officielle au moment d’appeler, ce contact évolue.
Le dernier kilomètre peut être assuré par un autre transporteur
Le « dernier kilomètre », c’est l’étape finale entre le centre de distribution et votre porte. DHL indique que les envois eCommerce internationaux acheminés en France sont livrés par son partenaire Colis Privé, et que certains colis peuvent aussi être distribués par La Poste. Concrètement : si le suivi DHL ne trouve plus votre colis, il faut basculer sur le suivi du transporteur qui effectue la livraison finale. Cela ne vaut pas pour tous les colis DHL, mais cela explique beaucoup de suivis qui semblent « disparaître ».
Colis marqué « livré » mais introuvable : que faire concrètement
N’attendez pas plusieurs jours sans rien faire, mais commencez par les vérifications qui résolvent la majorité des cas :
- Relisez l’adresse de livraison exacte figurant dans votre commande.
- Vérifiez la boîte aux lettres, y compris pour un petit colis.
- Inspectez le hall, les parties communes, le pas-de-porte, la terrasse.
- Demandez au gardien ou à la réception de l’immeuble.
- Interrogez les voisins uniquement si le suivi mentionne une remise à un tiers.
- Contrôlez le point relais ou la consigne éventuellement indiqués.
- Ouvrez la preuve de livraison ou la photo de dépôt lorsqu’elle existe.
- Notez l’heure exacte du scan de livraison, elle sera demandée.
- Relisez les SMS et e-mails envoyés par le transporteur.
Chronopost décrit trois situations distinctes. Si le colis devait être remis contre signature et que vous ne l’avez pas, contactez le service client pour qu’une enquête soit ouverte. S’il a été remis contre un Chrono Pass ou un QR code, la remise en mains propres est considérée comme garantie : votre interlocuteur devient l’expéditeur. S’il a été déposé « en lieu sûr », vérifiez tous les emplacements possibles, puis appelez si vous ne le trouvez pas. Le chatbot Léonard traite d’ailleurs directement la demande « contester livraison » avec votre numéro de colis.
Vendeur ou transporteur : qui est réellement responsable ?
Lorsqu’un consommateur achète auprès d’un vendeur professionnel qui a organisé la livraison, le vendeur reste responsable de la bonne exécution du contrat. Il ne peut pas simplement renvoyer le client vers le transporteur. Contacter Chronopost, Colissimo ou DHL aide à localiser le colis, mais la réclamation auprès du vendeur reste la démarche déterminante.
Il faut distinguer deux situations qui n’ouvrent pas les mêmes droits.
Situation A : vous avez commandé sur un site marchand et c’est le vendeur qui a choisi Chronopost, Colissimo ou DHL. Vous n’avez signé aucun contrat de transport. L’article L. 221-15 du Code de la consommation rend le professionnel responsable de plein droit de la bonne exécution du contrat conclu à distance, y compris lorsque les obligations sont exécutées par un prestataire. La DGCCRF rappelle par ailleurs que le risque de perte ou de détérioration n’est transféré au consommateur qu’au moment où il prend physiquement possession du bien.
Situation B : vous avez acheté vous-même la prestation de transport auprès de Chronopost, La Poste ou DHL, par exemple pour envoyer un objet vendu d’occasion. Vous êtes alors client direct du transporteur, et c’est vous qui portez la réclamation.
Dans la situation A, appeler le transporteur reste utile : c’est le moyen le plus rapide de savoir où est le colis et si une action de votre part est attendue. Mais l’écrit adressé au vendeur est ce qui fait courir les délais légaux de remboursement.
Retard, colis bloqué, avis de passage : les bons réflexes
Un suivi affichant « en cours d’acheminement » ne signifie pas que le colis est perdu. Vérifiez la date de livraison annoncée par le vendeur, la date d’expédition réelle, le dernier événement de suivi et l’exactitude de votre adresse. Ne confondez pas le délai estimé par le transporteur et la date de livraison contractuelle promise par le vendeur : seule la seconde engage juridiquement.
Si le colis semble immobilisé dans un centre de tri, ne vous y rendez pas : ces sites ne sont pas ouverts au public. Appelez le numéro officiel et demandez si une action est attendue de votre part. Face à un avis de passage sans sonnerie entendue, vérifiez l’heure indiquée, le point de retrait mentionné et les options de report proposées, puis signalez le problème si le passage paraît erroné. Enfin, un statut « retour expéditeur » peut venir d’une adresse incomplète, d’un délai de retrait dépassé, d’un refus ou d’une instruction de l’expéditeur : lisez le motif dans le suivi avant de repayer quoi que ce soit.
Colis endommagé ou contenu manquant
À la réception, examinez l’extérieur avant de signer. Si le dommage est visible, la DGCCRF recommande de refuser le colis, ou à défaut de porter des réserves expresses sur le document de livraison et de prévenir le vendeur sans attendre. Chronopost précise que ces réserves doivent être précises, complètes, datées et signées, et permettre d’identifier la nature de la marchandise abîmée, le nombre d’objets concernés et l’ampleur du dommage. Une mention vague comme « sous réserve de déballage » n’apporte pas ce niveau de précision.

Photographiez l’emballage avant ouverture, puis le contenu, et conservez le carton, l’étiquette et la facture. Si le colis extérieur est intact mais qu’un article manque, le transporteur ne peut généralement pas déterminer ce que le vendeur avait réellement placé dans le carton : c’est vers le vendeur qu’il faut se tourner en priorité. À retenir : un produit endommagé ou non conforme n’est pas un retour au titre du droit de rétractation, et les frais de renvoi ne doivent alors pas rester à votre charge.
Qui peut ouvrir la réclamation ? La règle diffère selon le transporteur
- Chronopost : pour un colis perdu, la FAQ destinataire renvoie vers l’expéditeur, c’est-à-dire le site marchand. Pour un colis livré mais non reçu contre signature, le service client peut en revanche mener l’enquête.
- Colissimo : le 3631 et le formulaire officiel traitent explicitement les demandes portant sur la réception d’un colis, donc de la part du destinataire. L’indemnisation, elle, dépend du contrat de transport souscrit par l’expéditeur.
- DHL eCommerce : si un envoi international n’est pas arrivé dans les 10 jours suivant la date de livraison prévue, DHL demande de contacter l’expéditeur ou la boutique, car seul l’expéditeur peut déposer la réclamation, étant son partenaire contractuel.
Avant d’appeler : la check-list et les bonnes questions
Réunissez : numéro de suivi, nom du destinataire, adresse complète, nom de l’expéditeur, date de livraison prévue, dernier statut affiché, contenu et valeur approximative du colis, numéro de commande, photos si le colis est abîmé. Astuce simple : copiez le numéro de suivi dans les notes de votre téléphone avant d’appeler, vous le lirez sans jongler entre les applications.
Posez ensuite des questions précises plutôt que « où est mon colis ? » :
- Quel est le dernier scan physique enregistré, et à quel endroit ?
- Une action de ma part est-elle nécessaire ?
- Une nouvelle présentation est-elle programmée, et à quelle date ?
- Faut-il ouvrir une enquête, et qui doit la déclencher : l’expéditeur ou moi ?
- Quel numéro de dossier dois-je conserver ?
- Quel est le prochain événement attendu sur le suivi ?
Écrire une réclamation qui aboutit
Une méthode simple fonctionne : un colis, un suivi, une demande. Votre message doit contenir le numéro de suivi, la date de livraison prévue, le dernier statut, le problème constaté, les démarches déjà faites et la solution attendue.
Pour un colis en retard : « Bonjour, mon colis n° [suivi] devait être livré le [date]. Le suivi indique [statut] depuis le [date] sans nouvelle évolution. Pouvez-vous vérifier sa localisation et m’indiquer la prochaine étape ? »
Pour un colis marqué livré : « Le suivi du colis n° [suivi] indique une livraison le [date] à [heure], mais je ne l’ai pas reçu. J’ai vérifié l’adresse et les lieux habituels de dépôt. Merci d’ouvrir la procédure appropriée et de me communiquer la référence du dossier. »
Faux numéros, faux SMS, faux frais de douane
Les recherches « numéro Chronopost gratuit » ou « numéro DHL » attirent massivement les annuaires et les services de mise en relation payants. Quelques réflexes protègent :
- Vérifiez le domaine : chronopost.fr, laposte.fr et dhl.com, sans variante approchante.
- Méfiez-vous d’un 089 présenté comme un service client de transporteur.
- Ne communiquez jamais un code bancaire ou un code reçu par SMS.
- N’installez aucune application à la demande d’un prétendu livreur.
- Ne payez jamais quelques euros pour « débloquer » un colis depuis un lien SMS.
Attention cependant à ne pas basculer dans l’excès inverse. DHL étant très présent à l’international, certains colis entraînent légitimement des droits de douane, de la TVA ou des frais de dédouanement — d’où l’existence de lignes officielles dédiées. Pour trancher : vérifiez que le numéro de suivi correspond à une expédition réelle, que la demande de paiement apparaît dans le parcours officiel DHL, et que le domaine du lien est bien celui du transporteur. Ne partez donc pas du principe que toute demande de paiement DHL est une arnaque, ni l’inverse.
Quand vendeur et transporteur se renvoient la balle
Si le vendeur vous dit « voyez avec le transporteur » et que le transporteur vous renvoie vers le vendeur, sortez du téléphone et passez à l’écrit. Rappelez au vendeur sa responsabilité, envoyez une réclamation datée, conservez toutes les preuves. En parallèle, SignalConso permet de signaler la situation à la répression des fraudes : ce service ne vous rembourse pas directement, mais il alerte l’entreprise et alimente les contrôles de la DGCCRF. Si le litige reste bloqué, l’étape suivante consiste à saisir le médiateur de la consommation compétent, gratuitement, avant toute idée de procédure judiciaire — inutile pour un retard de quelques heures.



